Les 6 plus belles minutes de l’histoire du Cinéma

C'est le Chicago Reader qui le dit et le montre avec ce passage du Don Quixote innachevé d'Orson Welles.

L'histoire: Sancho Panza enters the cinema of a provincial town. He is looking for Don Quixote and finds him sitting apart, staring at the screen. The auditorium is almost full, the upper circle–a kind of gallery–is packed with screaming children. After a few futile attempts to reach Don Quixote, Sancho sits down in the stalls, next to a little girl (Dulcinea?) who offers him a lollipop. The show has begun, it is a costume movie, armed knights traverse the screen, suddenly a woman appears who is in danger. Don Quixote jumps up, draws his sword out of the scabbard, makes a spring at the screen and his blows begin to tear the fabric. The woman and the knights can still be seen, but the black rupture, made by Don Quixote's sword, is getting wider, it inexorably destroys the images. In the end there is nothing left of the screen, one can only see the wooden structure it was attached to. The audience is leaving the hall in disgust, but the children in the upper circle do not stop screaming encouragements at Don Quixote. Only the little girl in the stalls looks at him reprovingly.

J'ai traduit le petit commentaire d'interprétation pédagogico-psychanalitique utilisé par Mr. LeCritiquedeCinéma

Que devrions-nous faire de nos fantasmes? Les aimer, croire en eux-au point que quand il nous faut déchanter, nous les détruisions (ce qui est peut-être le sens des films d'Orson Welles). Mais lorsqu'ils se révèlent au bout du compte, vides et inaccomplis, lorsqu'ils montrent le vide duquel ils sont issus, alors, il est temps de payer le prix de leur vérité, de comprendre que Dulcinée-que nous avons sauvée-ne peut pas nous aimer. Giorgio Agamben, Profanations (J'espère ne pas avoir fait de contre-sens.)

 

Pour ma part, je ne sais pas quoi en penser. C'est un peu tiré par les cheveux et sans doute overrated et pourtant, ce bout de film m'a beaucoup touchée, je ne sais pas pourquoi. C'est que quelque part, ces 6 minutes étaient très belles. J'avoue à ma décharge ou à ma grande honte, comme vous voulez, que j'ai pas tenu devant Citizen Kane. J'ai mis le temps peut-être, mais je crois que je suis prête à redécouvrir les oeuvres d'Orson Welles.

 

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~ par plumsunday sur 8 novembre 2007.

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