Re: Quand Kate Nash chasse Lily Allen

 

J'allais écrire une note à propos d'une exposition quand j'ai découvert une autre note sur le vox de Lzarama, qui a fortement attirée mon attention: "Quand Kate chasse Lily"

On s'est (et on continue) à se déchirer de tous les côtés de l'Atlantique (et de la Manche, et du Rhin, oui merci) sur la manière dont on doit recevoir les oeuvres d'inconnus qui accèdent à la célébrité à coups de "I want the 4 minutes of my life back" sur Youtube et de "Thanks for the add" sur Myspace. Des Arctic Monkeys à Esmée Denters en passant par Kamini et Lily Allen, l'éclectisme est de bon ton et la qualité varie mais surtout, tout cela témoigne d'une nouvelle manière de s'approprier ce moyen de communication illimité qu'est Internet. Il semble en effet, que les joies de l'anonymat et de la diffusion de l'information à grande vitesse inspirent beaucoup la gente du monde entier. Les résultats on les connaît: entre les crétins suicidaires qui se la jouent Jackass, les campagnes publicitaires mystérieuses et les adolescentes rebelles qui déballent leurs états d'âme sur Skyblog, chacun est libre de s'exprimer, et personne ne s'en prive. Que celui qui n'a jamais tenu de page quelconque me jette la première pierre.  

Grâce (ou à cause, au choix) à Internet, le plus moche pekno du coin peut se faire signer par une maison de disque, c'est une révolution, c'est l'antithèse du boys band préfabriqué car le cyber-artiste est un self-made man: il compose ses chansonnettes dans son coin, s'autoproduit et balance le tout sur sa page Myspace.  

Remarque, nos habitudes changent et on parle de renouveau du marketing musical, mais on pourrait tout aussi bien parler de la mort de l'ancien système. Dernier coup de grâce en date: la mort de l'économie de marché avec la sortie du prochain Radiohead. Alors là, c'est tellement tordu que je vous laisse découvrir. C'est par ici. C'est Monsieur Fnac "Prix Vert" qui doit faire dans son pantalon.

 

Mais derrière ces questions de fric, on fait un tout autre constat, la nouvelle génération est indie, elle est "Open", comme dit monsieur Orange. Internet nous sauverait-il de la mondialisation? Pour moi, la réponse est oui, sans hésiter.

 

 

 

 

 

 

Je pourrai finir sur cette phrase grandiloquente et un brin idéaliste mais j'ai un dernier mot à dire. Pour comprendre, il faut d'abord que vous regardiez le clip Foundations de Kate Nash.

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous avec leurs collages et le déplacement d'objets invisibles, les chanteurs à textes*? Vous voyez le genre Rose et cie? C'est une métaphore de la situation d'écriture, c'est ça? C'est des sortes de calligrammes modernes pour personnifier leurs désordres intérieurs? Ca doit être conceptuel, un genre de marque d'identification: le R'n'B, c'est poufs et boîtes de nuits, le rock, c'est mèche Vivelle Dop et clop au bec et le chanteur à textes, c'est cocotes en papier et salle à manger. Sans chercher à faire un mauvais jeu de mots, j'ai constamment l'impression de regarder une pub pour Ikea avec leurs clips: comment ranger ses affaires dans un lieu dépouillé?

 

*NDLR: "chanteur à texte"= individu lambda qui dicte son blog sur une musique de type "guitare sèche" qui se veut folk.  

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~ par plumsunday sur 12 octobre 2007.

Une Réponse to “Re: Quand Kate Nash chasse Lily Allen”

  1. [c’est top]

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